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La surveillance des aliments déficiente au Canada
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Si le Canada ne revoit pas sa façon de gérer les risques liés à l'alimentation, il faut s'attendre à voir les épisodes de contamination se multiplier, estime le microbiologiste Richard Holley, de l'Université du Manitoba.
Le Canada fait piètre figure au chapitre de la prévention et de la gestion de risques, surtout si on le compare à certains pays européens, à l'Australie et même aux États-Unis où il y a pourtant de multiples épisodes d'empoisonnements alimentaires.
« On entend souvent dire qu'il faut augmenter le nombre d'inspections des aliments, explique scientifique. C'est faux: il faut mettre en place des inspections d'une manière plus réfléchie et plus efficace. » Le Dr Holley signe une analyse dans l'édition du Journal de l'Association médicale canadienne d'aujourd'hui. On estime qu'il y a 11 millions de cas de contamination alimentaire, chaque année, au pays. Selon lui, le système canadien ne s'intéresse qu'aux épidémies, alors que 90% des cas d'empoisonnement sont des cas isolés.
Il n'y a pas de programme national de surveillance des toxi-infections. Pourtant, en investiguant ces cas, on pourrait arriver à comprendre la source de l'empoisonnement et ainsi mieux prévenir d'autres cas. Il faudrait alors faire du monitoring auprès des médecins qui traitent les patients. Ce sont les premiers témoins des cas de toxi-infections, dit le spécialiste. Si on connaissait mieux les causes de ces maladies, on pourrait monter un système de surveillance basé sur la gestion des risques plus efficace, car on saurait par où commencer.
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Source :
Cyber Presse
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