Nouvelles
Mauvais traitements envers les aînés : Les ressources qui sont à la disposition des victimes
-
OTTAWA – Les mauvais traitements envers les aînés représentent un problème qui n'est souvent pas déclaré aux autorités en raison de la nature très personnelle du problème. Les outils de promotion des ressources qui sont offertes aux victimes de mauva...
OTTAWA – Les mauvais traitements envers les aînés représentent un problème qui n'est souvent pas déclaré aux autorités en raison de la nature très personnelle du problème. Les outils de promotion des ressources qui sont offertes aux victimes de mauvais traitements sont donc essentiels afin d'aider les gens à reconnaître, à détecter et à signaler les cas d'abus ou de mauvais traitements. Ces ressources varient cependant selon la nature des mauvais traitements et selon la région dans laquelle la victime réside. Essentiellement, les autorités regroupent les mauvais traitements en deux catégories distinctes. On retrouve d'une part les cas de violence ou de négligence et d'autre part, les cas de fraude. Violence et négligence Chaque province canadienne dispose d'un différent système pour gérer les cas de violence ou de négligence envers les personnes âgées. Dépendamment de la sévérité du problème, la police ou les services sociaux peuvent prendre l'enquête en charge. Dans d'autres cas, ce sont des services au sein des gouvernements provinciaux qui s'occupent des plaintes. Au Nouveau-Brunswick par exemple, c'est le ministère du Développement social qui s'occupe des plaintes reliées à toute forme de négligence et d'abus physique, psychologique ou sexuel. Le gouvernement peut ensuite prendre des mesures d'intervention, comme exercer une surveillance afin de s'assurer que le problème ne se répète pas, ou même le retrait de la personne âgée d'une situation d'abus. L'Association acadienne et francophone des aînées et aînés du Nouveau-Brunswick (AAFANB) aimerait cependant que les enquêtes soient menées hors de l'administration gouvernementale, spécialement lorsqu'il s'agit de cas d'abus sur des aînés placés dans des résidences qui sont aussi la responsabilité du gouvernement. « Nous ce qu'on voudrait, c'est que ce soit le bureau de l'ombudsman qui s'occupe de ce genre de plaintes, un peu comme c'est le cas pour les abus envers les jeunes », explique son directeur général, Jean-Luc Bélanger. En plus des services provinciaux, il existe différentes ressources dans diverses municipalités pour venir en aide aux aînés qui vivent des moments difficiles. Parmi ces ressources, on compte des maisons de passage et des centres communautaires. Au Manitoba, il existe un site internet qui regroupe des informations sur les différentes ressources disponibles pour les aînés en plus de fournir de l'information sur l'abus des aînés. Ce site peut être consulté à l'adresse www.olderadultabuse.mb.ca. De plus, chaque province et territoire du Canada dispose de lignes téléphoniques qui dirigent les victimes vers des ressources dans leurs communautés. Pour en savoir plus, il suffit de consulter le lien suivant : www.aines.gc.ca/c.4nt.2nt@.jsp?cid=160&lang=fra. Fraude Tout comme c'est le cas en ce qui concerne les abus, il existe différents types de fraude et la démarche suivie par les fraudeurs pour parvenir à leurs fins est différente pour chacun de ces types. Si la fraude est reliée à un vol de carte de crédit ou de carte bancaire, les institutions financières constituent le premier endroit à contacter. Celles-ci peuvent parfois retracer les transactions frauduleuses et offrir des informations aux victimes sur comment mieux se protéger. Pour les fraudes par internet ou par téléphone, le Centre anti-fraude du Canada (CAFC,), également connu sous le nom de Phone Busters, peut aider les victimes en leur donnant de l'information sur la fraude et parfois même un soutien moral. Le CAFC est un service au niveau national qui s'affaire à rassembler des informations sur les différentes fraudes et tentatives de fraude dans le but d'aider la police à attraper les criminels qui commettent des actes frauduleux. Le CAFC comprend aussi un volet spécialement consacré aux aînés. Pour en savoir davantage en ce qui a trait aux cas de fraude envers les personnes âgées, il est possible d'obtenir de plus amples renseignements au lien suivant : www.phonebusters.com/francais/stopit_seniorbusters.html. « Les aînés qui sont victimes de fraude vivent un tas d'émotions très difficiles. Puisqu'ils sont retraités, il y a peu de chances qu'ils réussissent à regagner l'argent qu'ils ont perdu », explique Richard Mayer, chargé de projet pour la Fédération des aînés et jeunes retraités francophones de l'Ontario. L'exploitation financière par des proches est sans doute la plus délicate des fraudes à aborder, car souvent les victimes ne veulent pas dénoncer la ou les personnes les ayant exploitées. M. Mayer explique que dans ce genre de cas, la police est la mieux placée pour recevoir les plaintes des victimes. Il dit cependant que la meilleure façon de contrer ce genre de fraude est de faire de la prévention afin d'éviter que les aînés ne se placent dans des situations où peuvent survenir des abus. Enfin, soulignons que de son côté, le Québec a récemment annoncé une initiative afin de contrer l'exploitation des personnes âgées. Il s'agit d'une équipe d'intervention spécialisée de six personnes, incluant un conseiller juridique, qui travaillera au sein de la Commission des droits de la personne afin de venir en aide aux aînés victimes d'exploitation dans toute la province. Dans le but de sensibiliser l'ensemble de la francophonie canadienne à ce problème, la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) pilote actuellement le projet « Ensemble pour contrer les abus, la violence et les fraudes ».
détails...
Source :
Association de la presse francophone
|